L’histoire commence enfin à devenir intéressante. Et voilà « 1 2 Suivant ». Pardon ? On était venu lire un article, pas franchir un portique de métro entre deux paragraphes.
Pourquoi les éditeurs aiment ce bouton
Si un même article occupe deux pages et que vous les ouvrez toutes les deux, le site compte deux pages vues. Selon la manière dont la publicité est diffusée, la seconde page peut aussi offrir une nouvelle occasion d’afficher une annonce. Vu du tableau de bord, c’est tentant : davantage de chiffres sans écrire une nouvelle histoire.
Pour le lecteur, c’est surtout une interruption. Il aurait peut-être continué à faire défiler la page. Maintenant, on lui demande de décider si la suite mérite vraiment un clic. Certains ferment l’onglet.
Toutes les pages coupées ne se ressemblent pas
Diviser artificiellement un article n’est pas la même chose que faire payer l’accès à une enquête. Répartir une longue liste d’articles sur plusieurs pages peut aider à s’y retrouver. Et un dossier immense, plein de photos, peut parfois être plus agréable en plusieurs parties.
L’important est de savoir à qui profite cette coupure.
Deux pages vues, deux histoires possibles
Une personne ouvre la seconde moitié puis s’en va. Une autre termine son article et choisit de lire un sujet voisin. Même compteur, mais pas forcément la même satisfaction.
Mieux vaut observer aussi si les lecteurs vont au bout, explorent d’autres articles et reviennent. Quant aux publicités, leur renouvellement automatique n’est pas une simple astuce sans règles : il dépend des conditions du service utilisé.
Laisser le lecteur arriver à la fin
Si l’article peut se lire d’une traite, ne le coupez pas. Proposez ensuite une autre lecture pertinente, librement choisie.
Une porte vers une bonne nouvelle salle au bout du couloir vaut mieux qu’un péage planté au milieu.
Références (2)
- Google Search Central : https://developers.google.com/search/docs/appearance/structured-data/paywalled-content
- Google AdSense : https://support.google.com/adsense/answer/1346295
