« Luna say maybe » de Gakuen Idolmaster : Temari est-elle tsundere ? Et c’est quoi, Tema-nui ?

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« Luna say maybe » de Gakuen Idolmaster : Temari est-elle tsundere ? Et c’est quoi, Tema-nui ?
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« Je ne joue pas à Gakuen Idolmaster, mais j’adore cette chanson. »

1. Pas besoin de jouer à Gakumas pour craquer sur une chanson

The Idolmaster a toujours eu plusieurs portes d’entrée : le jeu, un personnage, un concert, un fanart ou juste une chanson.

Les anciens de Cinderella Girls connaissent bien ça. Les chansons de chaque personnage changeaient complètement de genre et de compositeur.

D’après la présentation officielle, Gakuen Idolmaster (Gakumas pour faire court) est sorti en 2024 dans la série The Idolmaster. L’histoire se passe à l’Académie Hatsuboshi, où le joueur est producteur d’apprenties idols. Donc oui, Gakumas, c’est bien du Idolmaster.

Rien que les chansons solo des 9 premières idols font appel à des auteurs comme Minami, Giga, Hakushi Hasegawa et Tsumiki. On peut se faire accrocher sur Spotify ou YouTube avant même d’avoir lancé le jeu.

2. « Luna say maybe » marche même si on ne connaît pas Temari

C’est Tsukimura Temari qui la chante. Les paroles et la musique sont de Minami, l’arrangement de Minami et Katsuhiro Mafune. Elle est disponible en streaming depuis le 16 mai 2024.

On est loin du modèle de chanson d’idol fait en série. On reconnaît le style de Minami : un son de groupe, une émotion qui monte, le passage du calme à l’explosion.

La chanson tient donc debout toute seule.

Mais elle colle aussi de très près au personnage. Nao Ojika, la voix de Temari, raconte que Minami avait préparé des notes détaillées sur la scène de conversation qu’elle imaginait pour chaque passage des paroles. Ojika souligne aussi la différence entre le « Ano ne. » du début (avec un point) et le « Ano ne, » de la fin (avec une virgule) : l’un ferme la phrase, l’autre laisse la suite ouverte.

Un simple signe de ponctuation montre l’évolution du personnage.

3. Une chanson pour regarder son oshi depuis la meilleure place ? Presque, mais le regard va dans l’autre sens

D’habitude, ce sont les fans et le producteur qui regardent l’idol sur scène.

Ici, Temari regarde aussi la personne qui l’a soutenue.

Sans recopier les paroles, ça donne à peu près ceci :

Producteur : voit Temari grandir depuis la meilleure place. Temari : regarde depuis la scène la personne qui l’a soutenue.

C’est presque un oshi dans les deux sens (l’oshi, c’est l’idol préférée qu’on soutient).

Pas seulement « regarde-moi », mais aussi « moi aussi, je te regarde ».

4. Temari est-elle tsundere ? Surtout, elle a du mal à montrer ce qu’elle ressent

Temari a des côtés tsundere : elle est fière, parle sèchement et déteste montrer sa fragilité. Mais ce n’est pas qu’elle ne ressent rien. Elle ne sait pas montrer son affection sans être maladroite. Avant de faire confiance, elle se ferme ; une fois qu’elle a confiance, elle s’attache très fort.

Ojika a plaisanté en disant que Temari se comporte comme un loup, mais qu’à l’intérieur, elle ressemble plus à un chihuahua.

Dehors : loup.
Dedans : chihuahua.
Communication : le réseau coupe de temps en temps.

5. Et là, « Tema-nui » arrive : la peluche prend vie

Il existe des peluches officielles « chibigurumi » de Gakuen Idolmaster. Chez les fans, les peluches de Temari sont aussi surnommées « Tema-nui » (« nui » vient de « nuigurumi », peluche en japonais) et parfois traitées comme de petites créatures indépendantes.

Ce n’est pas du canon officiel. C’est un mème de fans.

Mais ça colle trop bien.

Mettez le caractère fier et maladroit de Temari dans un visage de peluche presque sans expression, et ça donne un petit animal sans gêne : il mange, on le trimballe partout, on s’occupe de lui et il fait des bêtises.

Ce n’est plus seulement un produit dérivé.

C’est tout un écosystème né de Tsukimura Temari.

6. Gakumas, c’est peut-être un salon de compositeurs déguisé en jeu d’idols

Les neuf premières chansons solo sont sorties en streaming dans le monde entier le 16 mai 2024.

Enchaînez « Fighting My Way », « Luna say maybe », « Sekaiichi Kawaii Watashi » et « Koukei » : les styles n’ont presque rien à voir.

Un personnage marqué, un compositeur marqué. La musique sort du jeu et va chercher ses auditeurs toute seule.

Les anciens de Cinderella Girls connaissent bien ce principe.

Pas besoin de suivre chaque événement. Entrer par une seule chanson reste une façon tout à fait légitime d’aimer Idolmaster.

7. En bref : chanson, personnage, peluche, une fusée à trois étages

Le parcours de Temari ressemble à ça :

  1. La chanson vous attrape.
  2. Le personnage explique pourquoi elle touche autant.
  3. La peluche détruit ce qui restait de sérieux.

Pas besoin de décider de suivre tout Gakumas.

Commencez par la chanson.

Si, quelques jours plus tard, vous croisez une peluche bleue en ligne et pensez « mais toi, tu es qui ? », vous êtes déjà dedans.


Références (6)

Pour aller plus loin : Pourquoi le mème « Things To Say » donne-t-il de si mauvais conseils ?

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