Dans The Exit 8, un homme traverse sans cesse le même couloir, l’air parfaitement impassible. Sur l’écran, il ne semble jamais pressé. Mais hors champ, son interprète Yamato Kochi devait sauter sur un vélo et pédaler à toute vitesse.
Pourquoi un rôle aussi calme exigeait-il autant d’efforts ? La réponse touche aux règles du jeu et aux coulisses du film.
Il fallait arriver avant le héros
Dans le jeu, on repère les changements dans un passage souterrain. L’homme qui marche toujours de la même manière sert de point de repère. Le voir sourire ou apparaître trop près devient aussitôt inquiétant.
Pour reproduire cette impression, l’équipe avait construit deux couloirs reliés. Après avoir croisé le personnage joué par Kazunari Ninomiya, Kochi s’éclipsait par une porte latérale, contournait le décor et revenait dans le couloir suivant, toujours avec son visage neutre. L’équipe l’a raconté lors d’une rencontre publique en novembre 2025. [1]
Le sprint rendait l’acteur trop humain
Au début, il courait. Problème : Ninomiya avançait vite, si bien que Kochi n’arrivait pas toujours à temps ou revenait essoufflé. Un personnage censé être identique à lui-même réapparaissait les joues rouges.
La solution fut un vélo. Le trajet prenait moins d’efforts, il pouvait retrouver son souffle, puis réapparaître l’air de rien. Ninomiya a plaisanté en parlant de « révolution du vélo ». [1]
Dans le jeu : anomalie, le monsieur est essoufflé. Sur le plateau : vite, un vélo !
Le calme à l’image cachait un ballet mouvementé
Des techniciens changeaient aussi les panneaux à la main. TREE VFX explique avoir construit plus de 100 mètres de couloir réel dans un entrepôt avant de prolonger l’illusion avec des effets visuels. [2]
La prochaine fois que cet homme sort du cadre, vous ne verrez peut-être plus un spectre, mais un cycliste lancé contre la montre.
Références (2)
- WEB The Television, témoignages du plateau : https://thetv.jp/news/detail/1305657/
- TREE VFX, présentation des effets : https://www.tdsi.co.jp/treevfx/spotlight/exit8_vfx/


